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L'histoire de l'imprimerie

L'histoire de l'imprimerie est étroitement liée à celle de l'humanité. Depuis que l'homme a développé des moyens de communiquer (peintures rupestres, écriture...), il a cherché à pérenniser ses oeuvres et à les diffuser. 
 
Des scribes égyptiens, qui gravaient la pierre, aux moines copistes médievaux, qui passaient leurs journées à recopier des oeuvres - oeucuméniques pour la plupart - en les recopiant à la main, l'homme a très vite cherché à les automatiser. 
 
Invention de l'imprimerie en Chine 
 
L'invention du papier est dûe aux Chinois, qui l'inventèrent vers l'an 105, il a été un événement décisif dans l'invention de l'imprimerie, car il permettait enfin d'avoir un support écrit léger, souple et peu coûteux, indispensable à une production de masse de l'écrit. Il ne manquait plus alors pour remplir le papier qu'une technique plus fiable et plus rapide que la main humaine. L'imprimerie fut inventée en Chine, au début de la dynastie Tang, située entre 618 et 907. Ils transposèrent la technique des sceaux qu'ils utilisaient déjà à une plaque en bois qui représentait toute la page à imprimer. 
 
Le plus ancien document imprimé retrouvé par les archéologues date de 751 (période Silla), il a été mis au jour en 1966 à Kyongju, en Corée. 
 
Entre 1041 et 1049, un artisan, Pi Cheng, inventa le caractère mobile, ce qui permit de développer l'imprimerie, en accélérant encore la composition des pages à imprimer. Pi Cheng utilisait le caractère mobile en argile, mais pendant les siècles suivants, les gouvernements de la Chine et de la Corée ont financé la production du caractère mobile métallique, dont, par exemple, une fonderie établie par les autorités coréennes au début du XVème siècle. 
 
En Europe 
 
C'est ainsi qu'apparurent les premiers bois gravés permettant la reproduction en nombre d'écrits, de gravure : la xylographie. Puis l'on utilisa la pierre gravée à l'envers sur laquelle on appliquait l'encre qui allait à son tour être posée sur le papier : la lithographie. Les balbutiements de la typographie se heurtaient à un problème de taille : en cas d'erreur, il fallait tout refaire. 
 
Johannes gensfleish, plus connu sous le nom de Gutenberg, eut l'idée, vers 1440 à Strasbourg, de reprendre le même procédé, en suivant l'innovation implémentée par les gouvernements chinois et coréens - l'usage des caractères métalliques mobiles. Ce fut le transfert vers l'Occident de la typographie moderne. On attribue à Gutenberg la naissance de la typographie, mais cette dernière existait déjà bien avant en Chine. De cette évolution, on retiendra deux types de livres. Les incunables, livres de l'ère pré-gutenberg édités entre 1450 et 1500, et les livres dits modernes, issus de la typographie et des techniques plus modernes telles que l'impression offset ou l'héliogravure. 
 
La typographie a occupé la scène de la communication du XVIème siècle au troisième quart du XXème siècle. Les temps modernes ont vu apparaître de nouvelles techniques de reproduction tant pour l'imprimerie proprement dite que pour la bureautique. La xénographie, procédé de photocopie, la ronéotypie, le fac-similé (la télécopie). L'industrie graphique s'est vue dotée d'outils nouveaux avec l'avènement de l'impression offset. Les parties à ne pas imprimer reçoivent l'eau, et les parties à imprimer l'encre, qui est hydrophobe. La plaque est ensuite pressée contre un blanchet et le blanchet imprime par report la feuille. Ce procédé a permis d'introduire l'impression en quadrichromie, c'est à dire en couleurs, le spectre étant reproduit à partir de trois teintes primaires (le cyan, le magenta et le jaune), auxquelles on a ajouté le noir afin d'économiser sur les teintes et donner plus de contraste aux tirages en couleur. 
 
Technologie : évolution et diversité 
 
Paralèllement, la composition s'est informatisée. On a vu apparaître, à la fin des années 60, début 70, les premiers procédés de photocomposition. Un système de miroirs dans lesquels les caractères étaient ajourés, servait de "pochoir" à la lumière et qui allait impressionner une surface sensible, le bromure. Ce dernier était ensuite révélé et fixé comme un papier photographique ordinaire. Les textes ainsi composés, au kilomètre, allaient ensuite être montés sur les supports et la mise en page et la mise en page se faisait manuellement. Le montage achevé, on filmait le tout puis on insolait la plaque qui allait servir à l'impression. La photocomposition allait perdurer presque vingt ans, les procédés évoluant avec l'apparition du laser, qui allait insoler directement les films, faisant disparaître les systèmes à miroirs. 
 
Le grand tournant de cette fin de siècle fut l'apparition des ordinateurs personnels et surtout des Macintosh, au début des années 80, qui ont vu la naissance de la publication assistée par ordinateur (la PAO). Ce micro-ordinateur a permis pour la première fois de tout faire sur le même poste : acquisition d'images numérisées, retouche d'images, création de dessins vectoriels, mise en page avec des logiciels dédiés, permettant d'amalgamer textes et images. Ces opérations étaient déjà possibles sur des systèmes dédiés mais au coût prohibitif. Le Macintosh, en particulier, a permis de démocratiser tout en provoquant certains dérapages. D'aucuns se sont sentis l'âme d'un Gutenberg sans en avoir les compétences et cela a donné lieu à des créations pour le moins surprenantes, ainsi qu'à une dépréciation du métier. L'outil n'est pas en cause. L'imprimerie est un art, il y a certaines règles à respecter afin de fournir un travail agréable à l'oeil et exempt de fautes d'orthographe et de goût. 
 
Source : Wikipédia

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Modifié en dernier lieu le 26.03.2006
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